SONGE D ' AUTOMNE
Dans le jardin du rêve en un sublime accord,
Mes mains se font musique au souffle de l'ivresse
Et la nuit se languit du désir qui paresse
Quand s'exale, au matin, le parfum de ton corps.
Des arbres frémissants sous la brise d'automne,
Au murmure soyeux comme une aile d'oiseau,
Glisse un ruban de lune en effleurant ta peau,
Comme un pâle reflet dans le jour qui frissonne.
Dans le jardin du rêve, à l'heure des adieux,
Complices éternels des amours éphémères,
S'enlacent les instants aux essences légères,
Pour s'en aller danser au fin fond de tes yeux.
© Jean-Pierre MICHEL ( Janvier 2001 )